Courir partout, t'exploser contre un mur. Avaler de la drogue par le nez, avaler tout et n'importe quoi, en quantité improbable. Frôler l'overdose. Saigner du nez, rire puis hurler. Embrasser, caresser. La pluie, en dessous danser. Les bras étendus devant un ciel déserté d'étoiles, tournoyé, les yeux fermés. Te prendre, te jeter. Aimer pour ensuite détester. Cracher. Partout.
J'aime la vulgarité. Rideaux fermés, rester cloîtrée. Me déguisé en chatte délicieuse et exquise. Pour mieux te repousser. J'aime jouer. Faire semblant de t'aimer pour mieux te mépriser. Oublier. S'enfuir et ne jamais plus se retourner. Boire jusqu'à ne plus pouvoir se lever. M'écrouler. M'amuser. S'exposer. Penser aux conséquences, s'en moquer. Le monde, quelle farce, s'en désintéresser. Il y'a bien longtemps que Dieu a eu la tête coupée. Un soir de beuverie... ? Je me rappelle encore de ces cris tandis que son visage volait en éclats. Sur le tapis, en morceaux le Saint Esprit. Nous balader la nuit tombée du côté des usines et hôpitaux désaffectés, le verre qui crisse sous nos pieds. Te tenir la main avec cette envie effrayante de t'égorger. Plonger mes yeux abîmés dans les tiens, esquisser un sourire, mes doigts croisés. Mordre. Te mordre, oui toi. Rêver de rêves brisés, plonger. Baiser des rock star et les flinguer lorsqu'ils seront trop défoncés pour bander. T'enfermer, t'enchaîné. Te torturer. Avec un rouleau de printemps te sodomiser. Détruire, tout casser. Ecrire, déverser. Sans honte aucune, j'entends le son du premier ministre qu'on encule. Mentir, haïr. La France pleure, l'aveugle victorieux lève son verre. Autour les gens meurent. Errer. S'essayer au bonheur, s'en lasser. Tenter l'amour, échouer. Rechercher la beauté, l'approcher, l'attraper. Nudité, stupide, cupide, overdose de corps impatients, peindre, s'émerveiller. La faux, la provoquer. Sans cesse. Dans sa gerbe crever, n'est-ce-pas, regard vitreux, l'âme meurtrie et endolorie, regretter le temps passé. Toujours.